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Bon m’y revoilà en prenant un verre de jus de fruit. Il y a vraiment d’excellent jus ou nectar de fruit ici. On en met dans mon réfrigérateur tous les jours.

Question resto, pour vous donner une idée, j’ai mangé, hier soir, à la fameuse Guinguette de La Paz. C’est un bistro français où j’ai pu me sustanter d'une crème de carotte, un tartare de bœuf - j’en entends hurler - ainsi qu’une bavaroise aux fruits (eh! Bud), le tout accompagner d’un verre de mousseux comme apéro et d’un verre de Shiraz Santa Ana Reserva d’argentine. Le tout pour la modique somme de 177Bs (25 $) pourboire compris.

Le tourisme est très important en Bolivie me signale Osvaldo. C’est de l’argent propre me dit-il, une industrie sans cheminée ajoute-t-il.

Ahora las explicaciones :


Ave Maria

Plusieurs bestioles au camp de base et aux alentours. En voici une énumération :

Ave Maria : C’est un oiseau qu’ils appellent ainsi. Tout ce que j’ai trouvé ce sont des références à René Simard et André Lejeune. Ça ne vole pas haut. À suivre…
Oies : Il y en a comme chez-nous.
Canard : Sur le lac au camp de base. Tous les jours.
Petit faucon : Je ne peux pas vous dire lequel, je n’ai pas l’œil assez perçant. Ça me rappelle qu’il faut que je change de lunette en revenant à Montréal.
Ratone : Plus charmant que nos rats. Ils ressemblent à des gerboises. Il y en a un qui m’a visité un matin aux toilettes. Comme je n’avais pas de livre à lire, j’ai décidé d’entamer la conversation, mais je crois qu’il ne parlait pas français.
Viscacha : Un lapin avec une longue queue qu’il roule en spirale et de courtes oreilles.
Renard : Aperçu au Refugio du Huayna Potosi la semaine dernière. Il nous a suivi un certain temps. Il espérait peut-être un peu de nourriture.
Lézards : Ici et là, de temps à autres.
Mulets : Les bagages voyagent avec les mulets. J’en ai même « tippé » un au retour en guise de remerciements.
Lama : Ils sont partout à brouter à flancs de collines. S’il y a deux ans le Lama servait à copier la marque de chaussure Puma (llama) sur des T-shirts, il sert cette année à copier la marque « llamaha », bien que les motos soient plus de marque chinoise que japonaise par ici. Vroum, vroum…
Alpaca : Voir Lama. Ici on copie la marque Adidas (Alpaca). Parlant d’Adidas la marque est aussi copiée en tant que Adicocas.


Ciel étoilé

Toutes les nuits en faisant pipi.


Rappel

Mardi nous sommes allés Osvaldo et moi au glacier du Condoriri pour faire des exercices. J’ai expérimenté entre autre la descente d’une paroi de glace en rappel, ce qui s’est avéré très utile pour redescendre l’arrête sommitale du Pequeño Alpamayo. C’est bien beau de monter, mais il faut redescendre.


Börje Salming

Un suédois faisait parti de notre équipe pour les trois premiers jours. Nous nous sommes rencontrés lundi matin au bureau d’Altitud 6000. Après les présentations d’usage, il a tout de go entamé la conversation à propos des joueurs de hockey suédois qui avaient joués ou qui jouaient dans la ligue nationale.

Marco Trobec avait rencontré Osvaldo au Sajama la semaine précédente dans la tourmente des vents violents qui frappent cette région cette année. Marco qui fait généralement des ascensions en solo a vu sa tente détruite par le vent ce qu’il ne l’a pas empêché de faire le sommet. Osvaldo a perdu deux tentes dans cette équipée dont une avec du matériel (bottes, sac de couchage, sac-à-dos, etc.) Il a retrouvé ses tentes détruites avec le matériel au fond d’un ravin.

Y d'vait venter en Ta…

Marco fait généralement l’ascension de montagne en solo, comme je l'ai déjà mentionné. Il a fait l’Aconcagua, le Dénali, l’Elbrus et le Kilimanjaro où il a sûrement dû porter les porteurs obligatoires à l’ascension. Il est allé trois fois en Russie pour faire des montagnes. Il s’est fait tiré par la mafia russe et battre à coup de bâton. Un personnage sympathique et intense avec qui je n’aimerais pas nécessairement voyager. Il a fait l’ascension du Pequeño Alpamayo avec un guide d’Altitud 6000 en 8 heures mardi. Il m’a conseillé, pour mercredi, de prendre çà relaxe et qu’il n’y aurait pas de problème… Tack !


Camp de base

Le camp de base est situé sur le bord d'un lac. Nous avons une heure quinze de marche pour le rejoindre. Nos bagages suivent à dos de mulets.

Nous sommes entourés de montagnes.

Nous avons très bien mangé pendant notre séjour au Camps de base. Félicitation à Maria notre cuisinière et une mention très spéciale pour la truite de lundi soir dernier – cuite à la perfection.

Rencontré Lydia et Eliot au camp de base jeudi matin.

Mercredi soir au camp de base, je suis monté sur une colline et j’ai dénombré pas moins de 47 tentes et Osvaldo d'ajouter qu’il y en avait 6 de l’autre côté du lac. Il y avait à peine 15 tentes durant notre séjour.

C’est fou à dire, mais les toilettes y sont impeccables. En plein milieu de nulle part.


Silence...

Il y en a toujours un qui ronfle plus fort que les autres.